J'écoute : nycolo's Profile Page
Je regarde : ce qui est devant moi
Je lis : le canard de la semaine
Je joue : au chat et à la souris
Je mange : du poulet-crême anglaise.
Je bois : de l'absinthe
Je cite : "Je vous ai compris"
Je pense : Quand je dors uniquement.
Je rêve : Seulement quand je suis éveillé.
(mis à jour samedi 2 février 2008 à 10:48)

26/01/2009

26/01/09 - 20:32

Folies Scandinaves (2)



Certains pourraient penser que les Suédois sont des gens raisonnables. Et bien pas vraiment. Il semble entre autre que ce pays soit le paradis des hackers, pour la simple raison que le pays ne dispose pas de traités d'extradition avec qui que ce soit. Donc ils peuvent tous se planquer tranquillou et aller piller les banques Américaines. A non, suis je bête, elles valent que dalle celles là...

Du coup, il ne faut pas s'étonner que ce soit également la capitale du piratage internet. La Suède héberge la fameuse bay des pirates, répertoire torrent voguant sur la tempête des droits d'auteurs. Certes, elle est en prise depuis de nombreuses années avec le gouvernement, mais pour le moment, rien n'a pu la fermer. Elle est même officiellement soutenue par un parti politique, le pirate party, ça ne s'invente pas!

Il arrive de temps à autre qu'une compagnie Américaine ou autre lui envoie un email de plainte pour telle ou telle violation des droits d'auteurs. Que feriez vous? Vous excuser? Fermer votre site? Prendre un avocat?

Que nenni, la baie des pirate, pleine de sa fierté flibustière répond à toutes les plaintes, sur un ton sarcastique et publie ensuite l'email et sa réponse sur le site.

Pour ceux qui n'ont pas la flemme de lire de l'anglais et qui ont deux minutes pour rire, je vous en conseille le survol:
http://thepiratebay.org/legal

25/01/2009

25/01/09 - 17:02

Folies Scandinaves



En ce froid week-end Suédois, j'ai été invité par mon collègue et néanmoins ami Ake, à venir diner chez lui et sa famille. Après un repas Japonais exquis, la soirée finit au salon autour de diverses bouteilles d'alcools forts.

Au cours de la dégustation, une bouteille passe d'un alcool à base de diverses herbes appelé "Linie", venant de Norvège. Rien de bien spécial au goût. Enfin, il faut dire que je n'ai jamais été vraiment capable de distinguer un alcool fort d'un autre. En tous les cas, Ake me raconte alors l'histoire de cette eau de vie.

La Norvège est un pays de commerçants futés. Voyant que leur délicieuse eau de vie, fierté locale et nectar divin, n'avait pas le succès commercial escompté, les norvégiens décidèrent qu'il fallait trouver à ce breuvage prodigieux de nouveaux marchés. Regardant, probablement après avoir pris quelques bouteilles, les issues possibles au problème, ils décidèrent que le mieux était sûrement d'aller proposer le traditionnel liquide aux Australiens, marché vaste et non saturé.

Dès lors, ils embarquèrent dans des fûts la production à exporter et partirent vers la lointaine Océanie. Après de longs mois de voyage, ils arrivèrent à bon port et déballèrent leur cargaison. Hélas, la dégustation n'eut pas le succès attendu. On fit vite comprendre à ces envahisseurs nordiques que si leur bibine pouvait éventuellement servir à panser les plaies, il n'était pas utile de lui trouver d'autres applications au pays des kangourous.

Blessés dans leur orgueil, ces fiers vikings rangèrent donc leurs tonneaux et repartirent vers le froid pays qui était le leur, la queue entre les jambes. Après quelques mois de voyage dans l'autre sens, nos marins rentrèrent chez eux et décidèrent de consommer le produit qu'ils n'avaient pu écouler en terre étrangère. Divine surprise: le liquide avait changé de goût pendant le voyage et la douce rosée qui faisait leur fierté s'était encore améliorée.

Ils décidèrent donc que même si le marché Australien leur échappait, il fallait maintenir cette recette. Chaque bouteille de Linie fait donc maintenant un voyage aller et retour en Australie, dument consigné sur la bouteille, avant d'être mise sur le marché et de contribuer à cirrhose galopante des pays scandinaves.

21/01/2009

21/01/09 - 20:15

Dans nuit Suèdoise



Bon c'est vrai que ça ressemble à une drôle d'idée de se promener près du cercle polaire à cette époque de l'année. Mais c'est pas tout à fait de ma faute si j'ai confondu Umea et Noumea. Bah, maintenant que j'y suis j'y reste. Enfin, quelques jours quoi.

Et c'est ici que je découvre que je suis un petit joueur de la bicyclette. Il y a trois semaines lorsqu'on claquait tous des dents en France et qu'il verglaçait, je me suis abstenu de vélo pendant trois jours (une vraie éternité). Et ben ici, que dalle. Tout n'est que neige et plaques de glace, mais il y a des vélos partout. Vous trouvez ça juste, vous, ces gens qui tiennent sur leur vélo dans ces conditions? Moi non plus. Mais j'ai vite trouvé la solution. Une boule de neige bien dirigée et c'est la chute assurée. J'en suis déjà à ma troisième victime aujourd'hui.

Bon, allez, j'y retourne...

14/01/2009

14/01/09 - 18:11

Passant devant le "bon marché"


Cette affiche:
"En trois clics, le cadeau gourmand le plus girly à votre portée"

Et sans aucun clic, le slogan le plus stupidy devant vos yeux.
(Quelqu'un a vraiment été payé pour ça?)

13/01/2009

13/01/09 - 18:50

Il faut savoir reconnaître un progrès



59% des Français seraient contents de la fin de la publicité à la télévision. Un chiffre qui prouve sûrement que notre chef d'état a l'un de ses 7 cerveaux bien irrigué. La popularité n'est-elle pas l'essentiel après tout.

Fier de mon pays, de mes concitoyens et de notre gouvernement, j'ai donc décidé que GA devait également être réformé. J'ai créé un groupe en ce sens, que j'espère voir se remplir prochainement:
http://groupe.reforme-ga.gayattitude.com/

12/01/2009

12/01/09 - 18:53

Consultation de copies


-Moi: Mais bon, là ce que tu me mets sur la compétition entre espèces et la sélection naturelle, ça va pas du tout! Tu es sûre que tu avais relu ton cours?
-Elle: Ah bon, c'est faux? Pourtant j'étais convaincue d'avoir bon sur ce coup là! J'me souviens même qu'ils en parlaient dans le roi lion.

(Heureusement qu'elle pas vu Madagascar 2)

08/01/2009

08/01/09 - 20:11

Ce que Johnny cache



Pour ce qui est de bouquins sur la musique, je suis toujours un peu hésitant. Il en existe plein. Certains très bien documentés, par des journalistes qui s'y connaissent, d'autres beaucoup moins. Difficile de faire le tri donc. Enfin, en un sens c'est aussi vrai pour les autres catégories de bouquin...

Et puis il y a les autobiographies. Là encore il faut choisir. Si vous lisez celle de Britney, vous aurez probablement plus de ragots que de musique, et un style qui fleure bon la jolie blonde. Et puis c'est un peu tôt pour un bilan de vie, non? (encore que pour Amy Winehouse, il est peut être déjà temps d'y songer).

Bref, pour Johnny, pas la peine de se poser toutes ces questions. Du style il en a, lire deux ou trois de ses chansons suffira à s'en assurer. Et pour ce qui est de choses à dire! Quelqu'un qui a enregistré 50 ans, connu de près Elvis, Orbison, Carl Perkins, et plein d'autres, a forcément de la matière en veux tu en voilà.

J'entamai donc confiant, et ne fus pas déçu. Ca se lit très bien. Quelques hauts, quelques bas, mais dans l'ensemble c'est superbe. J'aime particulièrement les passages d'enfance, où il explique comment les exploitations de cotons, familiales, dans lesquelles il bossa dès 5 ans, étaient organisées en coopérative. Qui eut dit que l'amérique profonde avait connu des structures aussi à gauche?

07/01/2009

07/01/09 - 18:51

Tel manchou



Ca fait au moins 15 ans que je n'avais pas vu de Western spaghetti, et au moins autant de temps depuis le dernier visionnage du "bon, la brute et le truand". Cet hommage asiatique aux classiques du genre m'a donné envie de revoir tout ça (même si je suppose que je n'en ferai probablement rien).

Un soleil écrasant, un rythme plus que soutenu, du sang qui gicle, des doigts qui volent, l'intervention de l'armée nippone (ni mauvaise), de barbares nomades, du grand guignol, du grand comique donc.

Le bon est plutôt beau, le truand plutôt musclé et le cinglé plutôt empâté, mais je suppose que "le beau, le musclé et l'empâté", ça sonnait pas assez bien!

Courrez-y.

06/01/2009

06/01/09 - 18:13

Calme et Volupté




Découvrez Patty Griffin!


Il y a un an, encore petit garçon, je ne connaissais pas la magnifique, la grandiose, la géniale, la bouclée Patty Griffin. Il ne lui a pas fallu longtemps pour conquérir une place de choix dans mes écoutes. Elle allonge ainsi la liste de mes nanas favorites, au côté des Kate Bush, Tori Amos, Beth Gibbons...

Pour mon plus grand malheur, je n'ai pu trouver sur deezer "someone else's tomorrow", la chanson que je préfère, mais finalement "Tony" fera parfaitement l'affaire.

Je vous conseille de faire particulièrement attention aux paroles, qui montrent une thématique assez audacieuse pour une chanteuse classée (à tort?) country.

05/01/2009

05/01/09 - 19:31

Duel in the sun



Two lovers, c'était pas mal. Ce mec qui hésite entre deux amours, un conseillé par ses parents, sage et paisible. L'autre, plus fougueux, plus sauvage, nettement moins bien vu, mais bon, c'est ce qui met du sel non? Pas le meilleur James Gray (enfin, je devrais dire pas celui que je préfère), mais quand mm au dessus du lot par rapport à beaucoup d'autres films de l'année.

Hier, j'ai été voir "Duel in the sun" western de 1946 avec Gregory Peck (Le chef de bande de l'agence tout risque, si si, mais en bien plus jeune et en plus regardable). Donc c'est l'histoire d'une fille, qui hésite entre un amour fougueux et un amour sage, oscillant benoîtement entre l'un et l'autre.

Donc dans l'ouest, puis à New York. A quand la version chti?

04/01/2009

04/01/09 - 11:43

Rire... ("comme son nom l'indique, Laurent Laffitte)



Parce que le rire est le propre de l'homme sale.

Et rires il y eut, entre scènes de fist au "dépotoir" et macarons de chez Ladurée. Mention spéciale à la "granny" bourge, liftée et acariâtre.

C'est bien agréable de rigoler pendant deux heures. Je me dis que c'est la troisième fois cette année qu'on fait ça (après "le secret du temps plié" de Gauthier Fourcade et le spectacle de Sofia Aram) et qu'à chaque fois l'expérience est délicieuse. Un peu mal aux joues en sortant, mais tellement de bons moments.

Il paraît que le rire est bon pour la santé. C'est probablement vrai, mais ça me semble tout à fait secondaire par rapport aux effets qu'il peut avoir sur l'humeur. Il faudrait peut être faire ce genre de spectacle plus souvent! Ou alors les garder rares et précieux?

03/01/2009

03/01/09 - 12:05

On vous souhaite une bonne année et beaucoup d'Afrique



J'avais pas été voir le 1, mais il faudra absolument que j'y aille! J'avais déjà beaucoup aimé Wall E et Kung Fu Panda l'an dernier, voilà que 2009 commence en beauté avec celui ci!

Ca bouge de partout, c'est plein d'humour (mention spéciale aux pingouins de la savanne), bref, j'adore.

Bon, c'est sûr que je trouve ça bizarre que le lion ne croque jamais dans le zèbre, mais bon, on ne va pas s'attarder à ce genre de détail...

03/01/09 - 12:00

Debout et mords



Du fait de mon amour pour les policiers et plus particulièrement de ma découverte récente de Fred Vargas, je me suis vu offrir par mes beaux parents un joli coffret Fred Vargas qui comblera mes douces soirées d'hiver.

Enfin, pas tout l'hiver si le rythme se maintient: je viens en effet de finir le premier des trois livres, "debout les morts". Une cantatrice inquiété par un hêtre, une aubergiste jolie et froide, une bande de losers brillants. L'atmosphère oscille entre le sombre et le comique, les morts s'accumulent, les paris sur l'identité du meurtrier aussi, mais en vain. Un bon cru, même s'il ne détrônera pas mon favori ("l'homme aux cercles bleus").

Je vais faire une pause dans le coffret et me mettre à l'autobiographie de Johnny Cash.

02/01/2009

02/01/09 - 11:31

ça fait un bail



Que j'avais pas posté. Mais bon, j'ai été voir "Stella" hier et je me suis dit que c'était l'occasion. Non pas que le film fut particulièrement mémorable. Touchant, drôle parfois, certes, mais il y avait bien quelques longueurs. J'aurais mieux fait de poster sur celui que j'ai vu juste avant (burn after reading), merveille coenniesque (bon, ok, je suis incapable d'objectivité pour ces deux là...).

Pour ce qui est de Stella donc, on voit bien que c'est dur pour une gosse pauvre dans un lycée de riche. On s'en serait douté, mais c'est vrai que c'est mieux présenté sous la forme de cette jolie histoire, ponctuée de chansons de Sheila et Eddy Mitchel (ça se passe dans les 70s).

On voit également des paysages chti, sensés être pendant les vacances de pâques, mais qui ne se privent pas de montrer les deux jeunettes juchées sur un tas de betteraves (récoltes: octobre, novembre). L'essentiel c'est d'y croire!

15/10/2008

15/10/08 - 09:07

DVD du soir



Un film brillant, drôle et émouvant, qui montre deux choses:
1) Il ne faut jamais passer au rouge à scooter. C'est mal.
2) Le Québec n'est pas un "pays" francophone (bizarrophone plutôt)

06/10/2008

06/10/08 - 19:06

Un post dans le style du chéri



"Ce jour là, j'ai compris une chose fondamentale: on ne peut s'apitoyer sur soi que quand nos malheurs sont encore soutenables. Une fois cette limite franchie, le seul moyen de supporter l'insupportable, c'est d'en rire"

(Tiens, je suis en train de me dire que ça ferait aussi un beau sous titre au sujet d'exam que je suis en train de préparer)

05/10/2008

05/10/08 - 19:35

Délicieusement niais...


... parfois. Péniblement niais, trop souvent.
Restent les abdos de Dominic Cooper (parfaits) et la musique d'abats (passablement étripée).

29/06/2008

29/06/08 - 15:02

Je sauve mon orchidée malade



N'ayant jusqu'ici aucun enfant, je reporte toute mon affection sur mes orchidées. J'en ai quatre, une au boulot et trois chez moi. Toutes des Phalaenopsis, d'ailleurs. Il semble que ce soient les orchidées plus faciles pour se faire la main. Donc j'attends de maitriser l'art de les faire refleurir avant de passer à d'autres espèces.

Celle qui est au boulot ressemble beaucoup à celle qui illustre cet article: des fleurs d'un blanc immaculé et une tendance à refleurir en continu qui fait la joie de son propriétaire.

A la maison, c'est moins glorieux. Deux des trois orchidées sont en très bonne forme, faisant plein de nouvelles feuilles d'un vert tendre qui ferait pâlir de jalousie les plus beaux alpages, jetant leurs racines aériennes en veux tu en voilà, un peu partout, dans toutes les directions. Elles n'ont pas refleuri mais je ne désespère pas. J'aimerai pouvoir vous dire qu'elles sont très belles, mais je n'ai pour en juger que des souvenirs qui datent un peu et quelques photos.

Enfin, il y a la dernière. Miss catastrophe. Des feuilles flopi flopa. Pas de nouvelles racines. Pire que tout, l'apparition de tâches sur les feuilles. De petites tâches blanches sous les feuilles et une grande zone brunâtre sur l'une d'entre elle. Cette orchidée, à la fois insulte aux soins que je prodigue à mes plantes chéries et frein à mes rêves d'expansion orchidophile, sera sauvée ou ne sera pas! (c'est bien parti pour la deuxième solution).

Donc ce matin, je me suis sérieusement attaqué au problème. J'ai commencé par lire scrupuleusement le livre d'orchidée que m'a offert mon chéri pour voir les solutions proposées. En feuilletant le livre, je m'aperçois déjà que mes orchidées, que je croyais choyées, ne sont en fait que moyennement chanceuses de m'avoir comme papa. Si elles étaient tombées sur l'auteur du livre, elles auraient eu droit à une serre ventilée 24h sur 24 et à un éclairage spécial photosynthèse doucement distillé par un système complexe et onéreux. Je me suis toujours refusé à aller si loin, pour deux raisons. D'abord, il me semble difficile de créer ce genre d'installation dans le petit deux pièce qui me tient lieu de villégiature. Ensuite, je me refuse à ce que mes orchidées vivent mieux que moi! Est ce que je m'arrose à la volvic moi?

Au chapitre parasite et maladie, il y a plein d'informations. Tout d'abord, détermination des possibles parasites. Là, étant données mes capacités d'observation, après lecture et relecture du chapître, examen et re examen de la malade, je conclus successivement que ma plante a toutes les maladies décrites puis que finalement elle n'en a aucune vraiment. Une vraie réussite de diagnostic.

Le livre propose des tas de solutions à l'aide de savons naturels, huiles essentielles, et autres carabistouilles biologiques. Chacune spécifique à un parasite ou maladie donnée. Là, je suis embêté. D'abord il y a le fait que comme la phase diagnostic a lamentablement échoué, me lancer dans un traitement spécifique me semble hasardeux. Il y a également le fait que je n'ai aucune idée de l'endroit où acheter les ingrédients des différentes concoctions qui sont mentionnées dans le livre. En plus, on est dimanche et c'est aujourd'hui que je suis motivé pour traiter la bestiole. Toutes ces observations me pousseraient bien à abandonner ces traitements de baba cool, mais ma conscience d'écolo me donne du coup une culpabilisation digne de celle d'un jeune catholique après sa première masturbation. Il faut dire que le livre me tente également, puisqu'il dit que si tous les remèdes décrits ne marche pas, il faut passer aux solutions chimiques plus radicales.

Décidant que les traitements décrits n'ont pas marché, en toute mauvaise fois puisque je ne les ai pas essayés, je décide de passer direct à la phase de destruction massive. Selon le bouquin celle-ci doit avoir lieu en deux temps. Tout d'abord une amputation des parties malades et ensuite le traitement chimique proprement dit.

La phase d'amputation nécessite de stériliser les instruments. J'ai tout ce qu'il faut. Un sécateur qui me servit à tailler un bonsaï duquel il ne reste qu'un cadavre torturé, et un briquet pour stériliser à la chaleur. Je cherche les deux ustensiles frénétiquement pendant quinze minutes, avant de renoncer à les trouver. Curieux. Moi qui suis tellement ordonné et méticuleux... Finalement, je décide qu'une paire de ciseau désinfectée à la javel fera parfaitement l'affaire.

Une fois la plante découpée, je me décide à appliquer ma solution je-bousille-tout. Le livre indique d'administrer des produits dont l'étiquette mentionne que l'utilisation sur les orchidées est appropriée. Bon, c'est pas tout à fait le cas, puisque c'est marqué "cultures florales". Je décide vite que mes orchidées sont des cultures florales. La recommandation suivante du livre est que le produit doit être de faible toxicité, ce qui est visible en lisant l'étiquette. Je m'exécute. Toxicité blabla tue les organismes aquatiques bla bla long terme sur l'environnement bla bla. Deuxième phase de culpabilisation d'écolo et je me décide à procéder à la pulvérisation, sous la rationalisation que ni moi ni mon orchidée chérie ne sommes des organismes aquatiques.

A l'heure actuelle, mon orchidée trône donc, amputée et traitée. Qu'adviendra-t-il de son corps torturé? Le suspense reste entier!

PS1: La semaine prochaine, suite des aventures passionnantes du petit Nicolas, avec un épisode palpitant intitulé "Nicolas repasse sa chemise"

PS2: Désolé Olivier, le post fait plus que 5 lignes.

20/06/2008

20/06/08 - 21:27

En ces temps de tri de dossiers, une chtite lettre de recommendation

Monsieur,

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai su que j'étais faite pour l'écologie. Toute petite déjà, je courrais après les araignées et leur tirais les pattes. C'est dire si j'avais donc l'esprit scientifique! J'ai ainsi réalisé ma première "dissection" à l'âge de 8 mois. Cette précocité n'a fait que s'affirmer par la suite. Même aujourd'hui, il m'est difficile de regarder entièrement un épisode de flipper le dauphin sans vouloir sauver tous les cétacés de la planète! J'ajouterai également que je ne rate jamais un épisode d'Ushuaïa et que j'ai un autocollant "vive les verts" sur l'arrière de ma voiture (hybride of course!).

Du fait de ces multiples raisons, qui j'en suis sûre émoustillent déjà votre intérêt et vous fait trépigner d'impatience à l'idée de lire la suite de mon dossier, je me permets de vous demander de considérer ma candidature pour l'entrée au master. J'ai longtemps contemplé les différents parcours proposés et me suis renseigné amplement. Il faut dire que vous avez le don de mettre des noms compliqués sur des choses simples. J'ai réfléchi au parcours "Ecologie de la conservation" pour enfin comprendre que vous parliez de l'impact des conservateurs sur l'environnement. Je me suis toujours méfiée des conservateurs et autres molécules bizarres. J'ai même remarqué que le E111 me donnait des flatulences. Aussi, je me suis décidée pour ce parcours!

J'ai conscience que la concurrence est rude et que vous ne prenez que 35 dossiers sur 400 candidatures. C'est la copine du cousin de la meilleure amie de ma soeur, qui connait bien la secrétaire du master qui me l'a dit. Je sais aussi que vous risquez de penser que mon dossier n'est pas à la hauteur, donc je veux vous expliquer pourquoi il est comme ça. Je vais faire un argumentaire en deux points, comme disait ma prof de français en première:
-pour ce qui est des ratés de mon dossier. Bon, c'est sûr j'ai eu le bac ric-rac. Mais bon, je venais de me faire lacher par mon premier ptit copain, qui me trompait avec ma meilleure copine en plus! Aussi, vous vous rendrez vite compte que j'ai mis 8 ans pour arriver ensuite à bac plus trois. Ce n'est pas reluisant, je le reconnais, mais ça montre très bien que je suis une élève persévérante!
-je pense que vous risquez aussi de douter de la logique de mon parcours aussi, je tiens à expliquer celle-ci. J'ai commencé mes études par un BTS "mode et beauté", activité qui semble certes loin de l'écologie à première vue. Ce n'est cependant pas tout à fait vrai. Je vous rappelle que la fourrure, essentielle dans la mode, a eu un effet non négligeable sur les populations animales. Dans ce BTS, j'étais donc un peu un agent double, prête à saborder ce mileu tueur de bébés phoques (vous avez regardé le reportage sur M6 à ce propos? Ils sont si mimis avec leur petites frimousses! On dirait vraiment qu'ils pensent comme nous et veulent nous dire "viens jouer avec moi!"). Après ce BTS, hélas raté, mais de très très peu, je suis venue grossir les rangs de la fac, et ait obtenu ma licence.

J'espère que vous considèrerez ma demande favorablement. Si jamais vous désirez me rencontrer, n'hésitez pas! Mes précédents recruteurs étaient très satisfaits de mes prestances à l'oral.

Respectueusement,

Ginny Berthelot

18/06/2008

18/06/08 - 18:33

Espionnez vos voisins!





Bon, OK, je savais que google donnait des vues aériennes de toute la France. Mais bon, j'avais jamais été admirer la merveilleuse résolution des images fournies. Ci dessus le jardin de mes parents et le dessus de chez moi!

Pour ce qui est de chez moi, ça reste assez banal. J'ai même eu un peu de mal à repérer. Il a fallu que je fasse une rotation 3D de mon espace vital, ce qui a mobilisé l'ensemble de mes ressources psychotiques pendant un bon quart d'heure avant de trouver! (non non, pas psychiques, psychotiques je vous assure).

Pour ce qui est de mes parents, ça a été moins difficile. Après tout ils ont séparé leur jardin en deux parties approximativement égales, par une allée qui en fait toute la longueur. Donc pas de soucis pour le repérage dans ce cas. Je parviens même à distinguer leur tortue, qui y gambade allègrement (ah ne pas confondre avec "Allègre ment", expression certes toute aussi véridique, mais pas du tout synonyme) et ma soeur, se livrant aux délices du bronzage intégral au lieu de réviser son bac...