29/06/2008Je sauve mon orchidée malade
N'ayant jusqu'ici aucun enfant, je reporte toute mon affection sur mes orchidées. J'en ai quatre, une au boulot et trois chez moi. Toutes des Phalaenopsis, d'ailleurs. Il semble que ce soient les orchidées plus faciles pour se faire la main. Donc j'attends de maitriser l'art de les faire refleurir avant de passer à d'autres espèces.
Celle qui est au boulot ressemble beaucoup à celle qui illustre cet article: des fleurs d'un blanc immaculé et une tendance à refleurir en continu qui fait la joie de son propriétaire.
A la maison, c'est moins glorieux. Deux des trois orchidées sont en très bonne forme, faisant plein de nouvelles feuilles d'un vert tendre qui ferait pâlir de jalousie les plus beaux alpages, jetant leurs racines aériennes en veux tu en voilà, un peu partout, dans toutes les directions. Elles n'ont pas refleuri mais je ne désespère pas. J'aimerai pouvoir vous dire qu'elles sont très belles, mais je n'ai pour en juger que des souvenirs qui datent un peu et quelques photos.
Enfin, il y a la dernière. Miss catastrophe. Des feuilles flopi flopa. Pas de nouvelles racines. Pire que tout, l'apparition de tâches sur les feuilles. De petites tâches blanches sous les feuilles et une grande zone brunâtre sur l'une d'entre elle. Cette orchidée, à la fois insulte aux soins que je prodigue à mes plantes chéries et frein à mes rêves d'expansion orchidophile, sera sauvée ou ne sera pas! (c'est bien parti pour la deuxième solution).
Donc ce matin, je me suis sérieusement attaqué au problème. J'ai commencé par lire scrupuleusement le livre d'orchidée que m'a offert mon chéri pour voir les solutions proposées. En feuilletant le livre, je m'aperçois déjà que mes orchidées, que je croyais choyées, ne sont en fait que moyennement chanceuses de m'avoir comme papa. Si elles étaient tombées sur l'auteur du livre, elles auraient eu droit à une serre ventilée 24h sur 24 et à un éclairage spécial photosynthèse doucement distillé par un système complexe et onéreux. Je me suis toujours refusé à aller si loin, pour deux raisons. D'abord, il me semble difficile de créer ce genre d'installation dans le petit deux pièce qui me tient lieu de villégiature. Ensuite, je me refuse à ce que mes orchidées vivent mieux que moi! Est ce que je m'arrose à la volvic moi?
Au chapitre parasite et maladie, il y a plein d'informations. Tout d'abord, détermination des possibles parasites. Là, étant données mes capacités d'observation, après lecture et relecture du chapître, examen et re examen de la malade, je conclus successivement que ma plante a toutes les maladies décrites puis que finalement elle n'en a aucune vraiment. Une vraie réussite de diagnostic.
Le livre propose des tas de solutions à l'aide de savons naturels, huiles essentielles, et autres carabistouilles biologiques. Chacune spécifique à un parasite ou maladie donnée. Là, je suis embêté. D'abord il y a le fait que comme la phase diagnostic a lamentablement échoué, me lancer dans un traitement spécifique me semble hasardeux. Il y a également le fait que je n'ai aucune idée de l'endroit où acheter les ingrédients des différentes concoctions qui sont mentionnées dans le livre. En plus, on est dimanche et c'est aujourd'hui que je suis motivé pour traiter la bestiole. Toutes ces observations me pousseraient bien à abandonner ces traitements de baba cool, mais ma conscience d'écolo me donne du coup une culpabilisation digne de celle d'un jeune catholique après sa première masturbation. Il faut dire que le livre me tente également, puisqu'il dit que si tous les remèdes décrits ne marche pas, il faut passer aux solutions chimiques plus radicales.
Décidant que les traitements décrits n'ont pas marché, en toute mauvaise fois puisque je ne les ai pas essayés, je décide de passer direct à la phase de destruction massive. Selon le bouquin celle-ci doit avoir lieu en deux temps. Tout d'abord une amputation des parties malades et ensuite le traitement chimique proprement dit.
La phase d'amputation nécessite de stériliser les instruments. J'ai tout ce qu'il faut. Un sécateur qui me servit à tailler un bonsaï duquel il ne reste qu'un cadavre torturé, et un briquet pour stériliser à la chaleur. Je cherche les deux ustensiles frénétiquement pendant quinze minutes, avant de renoncer à les trouver. Curieux. Moi qui suis tellement ordonné et méticuleux... Finalement, je décide qu'une paire de ciseau désinfectée à la javel fera parfaitement l'affaire.
Une fois la plante découpée, je me décide à appliquer ma solution je-bousille-tout. Le livre indique d'administrer des produits dont l'étiquette mentionne que l'utilisation sur les orchidées est appropriée. Bon, c'est pas tout à fait le cas, puisque c'est marqué "cultures florales". Je décide vite que mes orchidées sont des cultures florales. La recommandation suivante du livre est que le produit doit être de faible toxicité, ce qui est visible en lisant l'étiquette. Je m'exécute. Toxicité blabla tue les organismes aquatiques bla bla long terme sur l'environnement bla bla. Deuxième phase de culpabilisation d'écolo et je me décide à procéder à la pulvérisation, sous la rationalisation que ni moi ni mon orchidée chérie ne sommes des organismes aquatiques.
A l'heure actuelle, mon orchidée trône donc, amputée et traitée. Qu'adviendra-t-il de son corps torturé? Le suspense reste entier!
PS1: La semaine prochaine, suite des aventures passionnantes du petit Nicolas, avec un épisode palpitant intitulé "Nicolas repasse sa chemise"
PS2: Désolé Olivier, le post fait plus que 5 lignes. 20/06/2008En ces temps de tri de dossiers, une chtite lettre de recommendationMonsieur,
Depuis ma plus tendre enfance, j'ai su que j'étais faite pour l'écologie. Toute petite déjà, je courrais après les araignées et leur tirais les pattes. C'est dire si j'avais donc l'esprit scientifique! J'ai ainsi réalisé ma première "dissection" à l'âge de 8 mois. Cette précocité n'a fait que s'affirmer par la suite. Même aujourd'hui, il m'est difficile de regarder entièrement un épisode de flipper le dauphin sans vouloir sauver tous les cétacés de la planète! J'ajouterai également que je ne rate jamais un épisode d'Ushuaïa et que j'ai un autocollant "vive les verts" sur l'arrière de ma voiture (hybride of course!).
Du fait de ces multiples raisons, qui j'en suis sûre émoustillent déjà votre intérêt et vous fait trépigner d'impatience à l'idée de lire la suite de mon dossier, je me permets de vous demander de considérer ma candidature pour l'entrée au master. J'ai longtemps contemplé les différents parcours proposés et me suis renseigné amplement. Il faut dire que vous avez le don de mettre des noms compliqués sur des choses simples. J'ai réfléchi au parcours "Ecologie de la conservation" pour enfin comprendre que vous parliez de l'impact des conservateurs sur l'environnement. Je me suis toujours méfiée des conservateurs et autres molécules bizarres. J'ai même remarqué que le E111 me donnait des flatulences. Aussi, je me suis décidée pour ce parcours!
J'ai conscience que la concurrence est rude et que vous ne prenez que 35 dossiers sur 400 candidatures. C'est la copine du cousin de la meilleure amie de ma soeur, qui connait bien la secrétaire du master qui me l'a dit. Je sais aussi que vous risquez de penser que mon dossier n'est pas à la hauteur, donc je veux vous expliquer pourquoi il est comme ça. Je vais faire un argumentaire en deux points, comme disait ma prof de français en première:
-pour ce qui est des ratés de mon dossier. Bon, c'est sûr j'ai eu le bac ric-rac. Mais bon, je venais de me faire lacher par mon premier ptit copain, qui me trompait avec ma meilleure copine en plus! Aussi, vous vous rendrez vite compte que j'ai mis 8 ans pour arriver ensuite à bac plus trois. Ce n'est pas reluisant, je le reconnais, mais ça montre très bien que je suis une élève persévérante!
-je pense que vous risquez aussi de douter de la logique de mon parcours aussi, je tiens à expliquer celle-ci. J'ai commencé mes études par un BTS "mode et beauté", activité qui semble certes loin de l'écologie à première vue. Ce n'est cependant pas tout à fait vrai. Je vous rappelle que la fourrure, essentielle dans la mode, a eu un effet non négligeable sur les populations animales. Dans ce BTS, j'étais donc un peu un agent double, prête à saborder ce mileu tueur de bébés phoques (vous avez regardé le reportage sur M6 à ce propos? Ils sont si mimis avec leur petites frimousses! On dirait vraiment qu'ils pensent comme nous et veulent nous dire "viens jouer avec moi!"). Après ce BTS, hélas raté, mais de très très peu, je suis venue grossir les rangs de la fac, et ait obtenu ma licence.
J'espère que vous considèrerez ma demande favorablement. Si jamais vous désirez me rencontrer, n'hésitez pas! Mes précédents recruteurs étaient très satisfaits de mes prestances à l'oral.
Respectueusement,
Ginny Berthelot 18/06/2008Espionnez vos voisins!
Bon, OK, je savais que google donnait des vues aériennes de toute la France. Mais bon, j'avais jamais été admirer la merveilleuse résolution des images fournies. Ci dessus le jardin de mes parents et le dessus de chez moi!
Pour ce qui est de chez moi, ça reste assez banal. J'ai même eu un peu de mal à repérer. Il a fallu que je fasse une rotation 3D de mon espace vital, ce qui a mobilisé l'ensemble de mes ressources psychotiques pendant un bon quart d'heure avant de trouver! (non non, pas psychiques, psychotiques je vous assure).
Pour ce qui est de mes parents, ça a été moins difficile. Après tout ils ont séparé leur jardin en deux parties approximativement égales, par une allée qui en fait toute la longueur. Donc pas de soucis pour le repérage dans ce cas. Je parviens même à distinguer leur tortue, qui y gambade allègrement (ah ne pas confondre avec "Allègre ment", expression certes toute aussi véridique, mais pas du tout synonyme) et ma soeur, se livrant aux délices du bronzage intégral au lieu de réviser son bac... 13/06/2008On choisit une ferrari...
... parce que c'est facile à conduire (en plus d'avoir une belle carrosserie) 10/06/2008The Modern Things
http://www.deezer.com/track/48518
"All the modern things
like cars and such
have always existed"
Les voitures? Modernes. J'sais pas trop là. Les fusées et les satellites, je dis pas, mais bon, les voitures c'est pas tellement nouveau.
Elles ont toujours existé? Toujours? Comment ça toujours? Avant Dieu ou après Dieu? Avant la terre? Avant le Big Bang? Il faut être plus précise jeune dame. C'est vague, "toujours". Toujours est une constante variable.
En tous les cas, c'est assez révolutionnaire comme assertion. Ca chamboule religions et théorie de l'évolution... Après le Lamarckisme, le Darwinisme, le Björkisme.
"They've just been waiting in a mountain
for the right moment"
Dans une montagne? Comment ça? Moi qui croyais qu'elles existaient depuis toujours? Les montagnes sont des formations géologique finalement récentes par rapport à "toujours".
Et donc elles auraient attendu le bon moment? Mais c'est quoi ça, le bon moment? Par rapport à quoi? Par rapport à l'utilisation qu'en feraient les hommes? Ou alors par rapport au moment où ils commencent à les désirer? Et où sur la planête? Les besoins de l'homme ne sont pas les mêmes d'une culture à l'autre et même à l'intérieur d'une culture, comment décider que c'est le bon moment? Par rapport à qui? Au crève la faim? Mais il ne peut pas s'acheter ces "modern things"! Aux riches? Aux classes moyennes?
"listening to the irritating noises
of dinosaurs and people
dabbling outside"
Irritant? Comment ça? C'est si joli un dinosaure qui chante. Certains entonnent même "Optique 2000" dans la radio de mon supermarché. Par ailleurs, il faudrait réviser ta chronologie. Les dinosaures c'est il y a 65 millions d'années, tandis que l'homme est beaucoup plus récent. Impossible d'avoir les deux qui discutent en même temps.
Et puis pourquoi "the right moment" c'était pas au temps des dinosaures? Je suis sûr qu'ils auraient été très content de se mettre dans des gros camions ou de chauffer leurs proies au barbecue solaire.
"all the modern things
have always existed
they've just been waiting
to come out
and multiply
and take over"
Alors là, c'est pas gagné. Je ne pense pas qu'il y ait de bons exemples de "modern things" qui se multiplient non proportionellement à la population humaine. Elles se multiplient OK, mais pour vraiment prendre le dessus il faudrait qu'elles soient beaucoup plus efficaces que ça! Et puis au pire, on utilisera d'autres "modern things" sur les "modern things" rebelles. Et ces premières modern things sortiront juste à cet instant là. Parce qu'elles auront compris que c'est le bon moment. (cf le verset 2). Pas de danger donc...
"it's their turn now..."
Mais non, voyons. La preuve si c'était le cas, je serais en train de me faire agresser par cet ordinateur! Mais qu'est ce qui se passe sur cet écran? Pourquoi est ce qu'il surchauffe et devient rouge? Qu'est ce que c'est que ce bruit??? Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon!!! 04/06/2008Amis revenus d'Israël...
Avez-vous bien pensé à laisser trainer vos converses à Sion? 02/06/2008Une solution peu onéreuse!
Il y a un an, alors que je sortais d'une soirée bien arrosée qui fêtait l'enterrement de vie de garçon de mon petit frère, je ne retrouvais de mon vélo que son antivol, chirurgicalement coupé, étendu raide sur le boulevard Montparnasse.
Il est vrai que j'avais été très imprudent. Le vélo, que je jugeais de peu de valeur, était mal protégé par un antivol ultra mince, engainé d'une couche de plastique vert pomme, du plus bel effet. Regrettant amèrement la perte de mon antivol, je me mis en tête de racheter un vélo. Une fois ceci fait (un petit Btwin, parce que je ne tenais à casser ma tirelire plus que ça), j'ai pu parer l'engin d'un bon antivol en U, tout en métal, nettement plus résistant donc.
Quelques mois après, je me faisais voler la selle de mon vélo. Dans le 11eme, cette fois. A ces petits gars du 11eme, je vous en raconterais de bien belles à leur sujet! Mais, bon, ce n'est pas la question du jour. Selle volée, antivol acheté! Selle protégée, et deux antivols pour mon vélo donc.
Depuis, je me suis toujours fait deux réflexions (en un an!):
1-Ces deux antivols pèsent! Voilà donc pourquoi je peine à monter la pente des gobelins (toute autre explication serait malvenue).
2-Au total, mes deux antivols valent à eux deux presque autant que le vélo (bon, OK, pas tout à fait, mais bon, mettez y de la bonne volonté ou lisez un autre blog).
Et ce soir cette illumination en découvrant le vélo ci dessus, parqué à côté du mien. Il ne servait à rien d'acheter de telles protections. Il suffit de parer son véhicule d'une couronne de fleurs plastiques immonde. Tout voleur préfèrera forcément s'attaquer à celui du voisin que se couvrir de ridicule! 01/06/2008Très chère bière...
Désaltérante et pétillante, légère et blonde, rafraichissante en ces premiers soleils, ta robe d'or, j'adore, mais ton prix d'or, j'abhorre. Dégustée en pinte face à l'ancienne école polytechnique, tu peux valoir 8.5 la pinte, en version leffe. Bue à la bouteille dans le village St Paul, tes 33cls valent 6, en version 1664. Entends tu vivre au dessus de tes moyens, toi, breuvage symbole des sans-le-sou? Ou alors concurrencer ta soeur champagne auprès de notre consanguine bourgeoisie? En attendant tu es donc plus que jamais, ma très chère bière. 31/05/2008Du danger des walkmans
Now i know how joan of arc felt
As the flames rose to her roman nose
And her walkman started to melt 20/05/2008La prestance du canasson (pensée profonde 1)
Bruxelles,
Assiette de frites,
En creux de plaine. 24/04/2008Amour, héroïne et effets planants
Ce post pour mon "sweet prince" 22/04/2008Code pénal Iranien
"Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. La taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance." 16/04/2008Une si sympathique bestiole!
Me voilà donc revenu du film "Les seigneurs de la mer" (les saigneurs?). Avant de vous faire part de mes profondes pensées sur le film une petite note pour vous faire remarquer à quel point ce blog n'est pas racolleur. Il m'aurait été facile de vous faire lire cet article en mettant plutôt une photo du réalisateur/acteur/producteur du film, un certain Rob Stewart, dont la plastique n'a d'égal que la tendance à être torse nu sur les plans de son film.
C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne regrette pas d'avoir été voir ce film. Petit, je sais, comme raison (et dire que j'avais promis des pensées profondes...). Mais bon pour le reste, le film est bourré de raccourcis scientifiques qui ont tendance à me soulever le poil. Non pas que je pense que toutes les prédictions faites soient infondées, mais je pense surtout que certaines ne sont pas prouvées, que le film manque de didactique et qu'au final les scientifiques vont encore finir traités de menteur (alors que c'est bien connu, ce sont les êtres les plus purs et les plus charmants qui soient).
Ceci dit, il faut reconnaître que tourner ce genre de film part plutôt d'une bonne intention et que le gars a l'air tout de même plutôt sincère et courageux, donc tout n'est pas négatif.
Mais bon, si jamais il vous prend l'envie d'aller voir un film en ce moment, préférez la zona, de loin le meilleur film que j'ai vu ces derniers temps. 18/03/2008Patois (Ni moi)
Ce pochon plein de tourtisseaux m'a rendu tout zirou: direction cabinets 14/03/2008Photo
Elle trône là, au milieu de l'expo. Moi, devant, perplexe.
Elle montre une femme et un trottoir. Rien d'autre.
La femme est mal cadrée, décalée sur la droite.
Son visage est coupé par le haut du cadre.
Elle marche, floue, sur le reste de la photo vide.
Et là, je me dis, qu'est ce qui fait la différence entre ça et mes photos loupées?
A priori pas grand chose, vu que sont considérées comme ratées les photos floues mal cadrées.
Enfin, généralement.
Parce que soyons logique, si elle n'avait aucun intérêt elle ne serait probablement pas là à te regarder dans les yeux?
Peu à peu, une nouvelle idée émerge, produite par la pleine puissance de mes deux neurones.
En fait, il s'agit bien d'une oeuvre d'art, et je suis trop barbare pour l'apprécier...
S'ensuit une remise en cause d'au moins trente secondes (dépression violente, crise de larme, vagissements psychotiques).
Puis, bon, on passe à la photo suivante. Pas que ça à faire non plus... Pensée du jourCertains te trouvent attachant,
D'autres te trouvent collant.
Des premiers seulement tu as l'adhésion. 11/03/2008Culture du résultat
Sympa ces élections. Samedi dernier, je m'amusais à lire les tracts électoraux afin de faire un choix avisé le lendemain matin (NB: remarquez un peu mon sérieux dans cette affaire!). Une première constatation: les deux partis d'extrème gauches n'ont pas vraiment compris qu'il s'agissait d'un scrutin local. Encore, LCR a au moins mis une ou deux lignes sur la ville. Mais pour ce qui est de LO, ils se sont pas fatigués. Même tract partout. En tous les cas, les mêmes dans au Kremlin et dans le XIeme ça c'est sûr! (je vous ai déjà parlé des jolis ptits gars du XIe? Non, ben ce sera pour une autre fois...)
A part ces deux là, il y avait quatre autres tracts. Les mêmes idées dans chaque à la formulation près. Un candidat "majorité présidentielle" (mention visible à la loupe uniquement, un peu comme les mauvaises nouvelles qui accompagnent votre contrat téléphone), un autre qui affichait une liste multidroite (celle ci allant jusqu'au nouveau centre et même à des partis de nouvelle gauche visiblement), un candidat divers gauches (PS-PC plus broutilles) et une verte.
Rigolo, la verte fait du Ségo, proposant la démocratie participative. Sinon, son programme est pas plus vert que celui des autres, tous les programmes étant très verts finalement... (enfin les 4 programmes dont je parle).
La seule chose qui m'ait hérissé le poil finalement se trouve sur le tract divers droite. Le gars promet de développer "la culture du résultat" au sein de sa mairie. Mais quelle bonne idée. C'est sûr c'est tellement mieux une fois que tout est converti en euros sonnants et trébuchants. La misère humaine est beaucoup plus vivable sous forme de chiffres que de visages. D'autant que les chiffres, c'est un résultat honnête, c'est bien connu. Impossible de leur faire dire ce qu'on veut. Impossible de ne choisir que les bons. Rien de tel qu'un bon indice froid pour virer l'employé ou éjecter l'immigré. Pour faire déprimer la caissière ou ridiculiser le commercial.
Enfin, ne dénigrons pas. Cette culture du résultat a tout de même du bon. Grâce à elle, les 11% récoltés par ce rigolo ne lui suffiront pas à être mon maire... Désolé, tu n'as pas fait assez de chiffre pour instaurer le règne du chiffre.
PS: désolé à ceux qui m'ont envoyé des messages auxquels je n'ai pas répondu... Je suis peu sur GA et pas suffisament pour lire vos blogs, faire le mien et répondre aux messages. Promis, cet état de choses sera rectifié une fois que la culture du résultat sera pleinement instaurée.
24/02/2008parler pour ne rien dire...
A propos de la nuit solidarité avec les sans abris:
"Si cette manifestation a existé, c'est qu'elle avait probablement sa raison d'être."
(Christine Boutin, ministre du logement) 17/02/2008Un record dont je suis fier
J'ai fait sortir en banlieue Queen Lasyco, et ce, par trois fois. 16/02/2008Route Mexicaine
La chaleur d'un soleil amoureux;
Le bleuté d'un ciel qui paresse;
Un coyote qui hurle dans une petite Chevy blanche;
Et le désert devant nous, à perte de vue.  |