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(mis à jour samedi 2 février 2008 à 10:48)

29/06/2008

29/06/08 - 15:02

Je sauve mon orchidée malade



N'ayant jusqu'ici aucun enfant, je reporte toute mon affection sur mes orchidées. J'en ai quatre, une au boulot et trois chez moi. Toutes des Phalaenopsis, d'ailleurs. Il semble que ce soient les orchidées plus faciles pour se faire la main. Donc j'attends de maitriser l'art de les faire refleurir avant de passer à d'autres espèces.

Celle qui est au boulot ressemble beaucoup à celle qui illustre cet article: des fleurs d'un blanc immaculé et une tendance à refleurir en continu qui fait la joie de son propriétaire.

A la maison, c'est moins glorieux. Deux des trois orchidées sont en très bonne forme, faisant plein de nouvelles feuilles d'un vert tendre qui ferait pâlir de jalousie les plus beaux alpages, jetant leurs racines aériennes en veux tu en voilà, un peu partout, dans toutes les directions. Elles n'ont pas refleuri mais je ne désespère pas. J'aimerai pouvoir vous dire qu'elles sont très belles, mais je n'ai pour en juger que des souvenirs qui datent un peu et quelques photos.

Enfin, il y a la dernière. Miss catastrophe. Des feuilles flopi flopa. Pas de nouvelles racines. Pire que tout, l'apparition de tâches sur les feuilles. De petites tâches blanches sous les feuilles et une grande zone brunâtre sur l'une d'entre elle. Cette orchidée, à la fois insulte aux soins que je prodigue à mes plantes chéries et frein à mes rêves d'expansion orchidophile, sera sauvée ou ne sera pas! (c'est bien parti pour la deuxième solution).

Donc ce matin, je me suis sérieusement attaqué au problème. J'ai commencé par lire scrupuleusement le livre d'orchidée que m'a offert mon chéri pour voir les solutions proposées. En feuilletant le livre, je m'aperçois déjà que mes orchidées, que je croyais choyées, ne sont en fait que moyennement chanceuses de m'avoir comme papa. Si elles étaient tombées sur l'auteur du livre, elles auraient eu droit à une serre ventilée 24h sur 24 et à un éclairage spécial photosynthèse doucement distillé par un système complexe et onéreux. Je me suis toujours refusé à aller si loin, pour deux raisons. D'abord, il me semble difficile de créer ce genre d'installation dans le petit deux pièce qui me tient lieu de villégiature. Ensuite, je me refuse à ce que mes orchidées vivent mieux que moi! Est ce que je m'arrose à la volvic moi?

Au chapitre parasite et maladie, il y a plein d'informations. Tout d'abord, détermination des possibles parasites. Là, étant données mes capacités d'observation, après lecture et relecture du chapître, examen et re examen de la malade, je conclus successivement que ma plante a toutes les maladies décrites puis que finalement elle n'en a aucune vraiment. Une vraie réussite de diagnostic.

Le livre propose des tas de solutions à l'aide de savons naturels, huiles essentielles, et autres carabistouilles biologiques. Chacune spécifique à un parasite ou maladie donnée. Là, je suis embêté. D'abord il y a le fait que comme la phase diagnostic a lamentablement échoué, me lancer dans un traitement spécifique me semble hasardeux. Il y a également le fait que je n'ai aucune idée de l'endroit où acheter les ingrédients des différentes concoctions qui sont mentionnées dans le livre. En plus, on est dimanche et c'est aujourd'hui que je suis motivé pour traiter la bestiole. Toutes ces observations me pousseraient bien à abandonner ces traitements de baba cool, mais ma conscience d'écolo me donne du coup une culpabilisation digne de celle d'un jeune catholique après sa première masturbation. Il faut dire que le livre me tente également, puisqu'il dit que si tous les remèdes décrits ne marche pas, il faut passer aux solutions chimiques plus radicales.

Décidant que les traitements décrits n'ont pas marché, en toute mauvaise fois puisque je ne les ai pas essayés, je décide de passer direct à la phase de destruction massive. Selon le bouquin celle-ci doit avoir lieu en deux temps. Tout d'abord une amputation des parties malades et ensuite le traitement chimique proprement dit.

La phase d'amputation nécessite de stériliser les instruments. J'ai tout ce qu'il faut. Un sécateur qui me servit à tailler un bonsaï duquel il ne reste qu'un cadavre torturé, et un briquet pour stériliser à la chaleur. Je cherche les deux ustensiles frénétiquement pendant quinze minutes, avant de renoncer à les trouver. Curieux. Moi qui suis tellement ordonné et méticuleux... Finalement, je décide qu'une paire de ciseau désinfectée à la javel fera parfaitement l'affaire.

Une fois la plante découpée, je me décide à appliquer ma solution je-bousille-tout. Le livre indique d'administrer des produits dont l'étiquette mentionne que l'utilisation sur les orchidées est appropriée. Bon, c'est pas tout à fait le cas, puisque c'est marqué "cultures florales". Je décide vite que mes orchidées sont des cultures florales. La recommandation suivante du livre est que le produit doit être de faible toxicité, ce qui est visible en lisant l'étiquette. Je m'exécute. Toxicité blabla tue les organismes aquatiques bla bla long terme sur l'environnement bla bla. Deuxième phase de culpabilisation d'écolo et je me décide à procéder à la pulvérisation, sous la rationalisation que ni moi ni mon orchidée chérie ne sommes des organismes aquatiques.

A l'heure actuelle, mon orchidée trône donc, amputée et traitée. Qu'adviendra-t-il de son corps torturé? Le suspense reste entier!

PS1: La semaine prochaine, suite des aventures passionnantes du petit Nicolas, avec un épisode palpitant intitulé "Nicolas repasse sa chemise"

PS2: Désolé Olivier, le post fait plus que 5 lignes.

commentaires

29/06/08 - 16:00

Et ton orchite, comment va-t-elle ? Quand elle sera guérie, je pourrai malaxer ardemment, et sans douleur pour toi, ton scrotum fripé.

30/06/08 - 08:25

@prosper:de ce côté tout va bien.

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